Un assaut mondial contre les espèces.
Nous assistons actuellement, et dans tous les pays, à un assaut pour la suppression des espèces et les remplacer par un système de crédit appelé « monnaie numérique » (Euro Numérique ou CBDC) bien rangé dans un « portefeuille numérique » (stocké on ne sait où, mais surtout pas chez vous, donc sous le contrôle de quelqu’un d’autre).
Ceci se déroule aussi bien en Russie qu’aux USA, en Europe, en Australie, etc., car les hauts financiers sont toujours d’accord entre eux. Les politiques se font la guerre, mais pas les financiers.
Et quand tous les financiers sont unanimes pour vous vanter les mérites d’un de leurs produits, vous pouvez êtes sûrs que ce ne sera certainement pas à votre avantage.
Note 1. CBDC signifie « argent numérique de Banque centrale » (en anglais « Central Bank Digital Curency »).
Note 2. Attention ! Ne pas confondre non plus argent en espèces et numéraires, confusion que commencent à effectuer les politiques pour supprimer l’argent en espèces.
Déinfition. Les espèces, c’est de l’argent en pièces ou en billets. Le numéraire, c’était jadis de l’argent en espèces, aujourd’hui cela signifie tout et n’importe quoi, des espèces comme du numérique.
Bien sûr, les financiers et les politiques vous diront que c’est génial de ne plus avoir d’espèces, mais voyons plus avant ce que cela implique.
Voici ce qui se passera si vous acceptez la suppression de l’argent en espèces.
1- Vous paierez une taxe sur chaque achat que vous effectuerez.
Tout comme les commerçants paient des frais sur chaque achat que vous réglez par carte bancaire.
Vous ne le saviez peut-être pas, mais la banque prélève un pourcentage sur tous les paiements effectués par carte bancaire. Vous ne vous en rendez pas compte, car c’est le commerçant qui le règle.
Bien entendu, on vous dira qu’il n’y aura jamais de taxe sur vos achats numériques, mais pouvez être certain que cela ne durera pas. D’autant que votre « crédit numérique » étant détenu ailleurs que chez vous, vous n’aurez aucune possibilité de vous y opposer.
Quant au pourcentage qu’ils imposeront, ce sera probablement comme celui de la taxe sociale de la CSG (contribution sociale Généralisée) 1,1 % à sa création (et des politiques qui argumentaient que ce n’était pas grand chose 1,1 %), pour bondir entre 9 et 10 % une dizaine d’années plus tard. Car une fois qu’un système (de taxes ou d’autres choses) est institué, il ne reste plus qu’à en modifier les contours sous un prétexte quelconque pour vous emprisonner.
2- Une taxe sur votre épargne ou votre solde bancaire.
Ce n’est même pas une supposition, car c’est déjà en cours dans plusieurs pays, comme la Suisse par exemple. Et plusieurs années en arrière, des banquiers vantaient également cette idée pour la France.
Toutefois, alors qu’aujourd’hui, vous pouvez garder une grosse somme d’argent dans un coffre sécurisé pour en avoir sous le coude en cas de besoin, si les espèces sont supprimées (voire interdits), vous n’aurez aucune possibilité de vous retourner, et aucune possibilité de vous opposer au prélèvement d’une taxe sur votre épargne ou sur votre solde bancaire.
Le prétexte qu’on avancera ? Pour sauver la planète, bien sûr !
Vous avez peut-être déjà entendu l’argument que stocker ses emails (sans les utiliser) augmente aussi le CO2 (ne vous inquiétez pas, ils trouveront des chiffres pour prouver cela, en contraste avec la réalité selon laquelle si on n’utilise pas quelque chose, celle-ci ne provoque rien). Alors vous pensez bien, stocker ses crédits numériques (ses CBDC) sera présenté comme faisant exploser les taux de CO2. Et que par conséquent, il faut une taxe pour compenser ce facteur.
Et hop ! Le tour est joué.
Il est impossible de taxer du vrai argent en pièces et en billets, mais de l’argent dit « numérique », si. Et comme c’est la banque qui détient cet argent, et pas vous, car vous ne l’avez plus en main, elle pourra faire ce qu’elle veut.
Comprenez bien que dès lors que vous n’avez plus votre argent en votre possession, c’est-à-dire entre vos mains, c’est quelqu’un d’autre qui l’a.
Justifier vos retraits.
D’ailleurs, même maintenant, si vous voulez retirer une somme de plus de 500 euros de votre compte, vous devez le justifier. Alors qu’en principe c’est votre argent. Qu’il vous appartient et non pas à la banque et qu’ils n’ont pas à savoir ce que vous en ferez.
Avec l’argent dit numérique, vous ne serez même plus propriétaire de votre argent, on vous accorde juste un droit d’usage d’un crédit numérique… qui par ailleurs pourra être supprimé à tout moment, car ce n’est plus vous qui avez le contrôle de ce crédit.
3- Un argent avec date de péremption. C’est-à-dire, supprimé si vous ne l’utilisez pas dans un certain délai.
Evidemment que cette péremption n’apparaîtra pas dans l’immédiat, mais vous pensez bien que c’est déjà dans la tête des banquiers et des dirigeants de la haute finance.
Vous disposez d’un crédit sur votre compte, vous ne l’utilisez pas dans une période donnée… hop, on vous le supprime !
Il y aura toujours des économistes, des députés et des ministres pour vous trouver des arguments en ce sens. Le prétexte suprême étant certainement l’augmentation du taux de CO2.
Mais alors, s’ils suppriment ce crédit de votre compte, où celui-ci ira-t-il ? Oooh, miracle…. sur le compte des organismes bancaires et des financiers.
Parce que ce sont eux les vrais propriétaires de votre compte bancaire !
Vous, vous n’êtes qu’un usager.
Dès lors qu’un organisme détient votre argent (ou votre crédit), vous n’avez plus la main dessus. Cet argent ou ce crédit se trouve dans leur poche, pas dans les vôtres.
4- La réquisition sous prétexte d’urgence publique.
N’oubliez pas que les députés ont voté une loi donnant au gouvernement la possibilité de réquisitionner tout bien (bancaire, matériel, humain) en cas de suspicion d’urgence ou de suspicion de menace, ou encore à la demande d’organismes intergouvernementaux, tels que l’OMS, l’OMC, l’ONU.
Et comme, les dirigeants des principaux pays sont en train d’attiser et de créer des guerres dans différents lieux, dans l’espoir d’une généralisation de celles-ci permettant la réquisition des hommes, du matériel et de tous les comptes, il serait stupide de leur laisser tout pouvoir sur votre argent.
5- Ce sera plus facile pour un criminel de vous voler.
Plus besoin pour lui de se montrer à visage découvert. Assis derrière son ordinateur, il achète au marché noir les données qu’un pirate a dérobées à l’une des institutions auprès de laquelle vous êtes domicilié. A l’aide d’un petit programme informatique, cet individu n’a plus qu’à se servir dans votre portefeuille numérique.
Quoiqu’en disent les publicités des grands établissements, rien n’est totalement sécurisé sur le Net. Les piratages de nos données sont fréquents et font régulièrement la Une de la presse.
6- Impossible pour vous de contester une facture en cas de litige.
( Surtout avec un établissement de grande importance) et impossible de surseoir à son paiement en attente de sa rectification. Le montant, même s’il est indu, sera déduit de votre portefeuille.
Avec l’ « argent numérique » vous n’êtes plus propriétaire de votre argent.
Vous pensez être propriétaire, mais c’est l’organisme financier où vous l’avez déposé qui en tient les rênes.
Et c’est celui qui détient les fonds qui commande.
L’argent en espèces est le garant de vos libertés fondamentales d’achat et d’action.
Alors, ne laissez personne vous mettre des fers ou des menottes aux poignées. N’acceptez jamais que, par diverses argumentations et tours de passe-passe administratif, on supprime les espèces. L’argent en espèces, billets et pièces de monnaie, est le garant que vous en êtes véritablement propriétaire. C’est votre bien, pas celui d’une banque ou d’un Etat.
L’argent en espèces est un pilier de notre liberté de tous les jours. Défendez qu’on y touche.
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