Entretien exclusif avec Ric le descendant des Balmontais de Lyon.

Nous accueillons aujourd’hui un garçon qui, malgré son jeune âge, est déjà une célébrité dans les communautés qui abondent dans la ville de Lyon. Patrick Huet profite de cette occasion pour en savoir davantage à son sujet.

Début de l’entretien.

Patrick Huet : Bonjour Ric. C’est bien ton prénom n’est-ce pas ?

Ric : Oui. C’est comme cela qu’on m’appelle. Ric, tout court.

Patrick Huet : D’après ce que je sais, ton nom complet, c’est Ric Balmont. Alors pourquoi te surnomme-t-on le Balmontais ?

Ric : Parce que j’appartiens à la dynastie des Balmont. C’est une grande famille avec plusieurs branches de divers cousinages. Certaines filles en se mariant ont changé de nom, mais elles appartiennent toujours à notre réseau, de même que leurs enfants. D’ailleurs, ce sont les autres Lyonnais qui nous ont baptisés ainsi, pour distinguer les membres de la grande communauté des Balmont. Au bout d’un moment, nous avons fini par accepter cette étiquette. Ça, c’était il y a une centaine d’années. Et depuis, on se désigne entre nous comme « les Balmontais » .

Patrick Huet : J’ai lu ici ou là que les gens qui tenaient à leurs biens évitaient de fréquenter les Balmontais, à cause d’une réputation de voleur de certains de leurs membres.

Ric : Oh, tout de suite les grands mots ! Ils ne faisaient que soulager les grosses fortunes de quelques bijoux ou quelques tableaux qui encombraient leurs tiroirs ou leurs murs, rien de bien méchant.

Patrick Huet : Tout le monde ne partage pas cet avis. Notamment ces jeunes gens que tu as rencontrés sur la Rize, la rivière souterraine de Lyon.

Ric : Ah ! Cette vieille vieille histoire ! Je me promenais sur a Rize en compagnie d’un gone de Lyon et de trois filles. On recherchait un sac tombé dans la rivière à travers les égouts. Pas n’importe quel sac, il contenait la formule du cocon d’or. Alors, tu penses qu’on voulait le récupérer. La Rize passe en souterrain sous Lyon. Elle sert de canal d’égout et reçoit toutes les eaux usées de la ville. On n’avait pas envie de patauger dans l’eau puante pour rechercher le sac. Heureusement, nous avons trouvé une barque. Nous l’avons empruntée pour naviguer sur la Rize sans savoir qu’elle appartenait à une bande de déjantés qui avaient fait de la rivière leur territoire.

Bref, ils nous ont accostés et nous ont menacés. J’en ai profité pour leur faire les poches. Quand ils s’en sont aperçus, ils sont entrés dans une fureur folle… Mais tu racontes cette histoire mieux que moi dans ton livre « Pénélope ou le mystère des trois vertus ». Je n’ai pas ton talent de conteur. Quand j’ai lu ce passage de ton livre, j’ai même redécouvert des détails que j’avais oubliés.

Patrick Huet : Tu avais dix ans à l’époque. C’était bien jeune pour te promener dans les égouts et sur les rivières souterraines.

Ric : Pas du tout ! Je suis un débrouillard et l’aventure, j’adore ça.

Patrick Huet : Alors, je pense que tu as été comblé après ce périple.

Ric : C’est surtout après que cela s’est corsé, quand il a fallu, en pleine nuit, rejoindre le cimetière de Saint-Didier-au-Mont-d’Or. Là, c’était dangereux. Mais bon, nous nous en sommes sortis vivants et entiers.

Patrick Huet : Quel âge as-tu aujourd’hui, Ric ?

Ric : J’ai onze ans, mais on m’en donne douze facilement.

Patrick Huet : Il paraît qu’après tes exploits dans les égouts, tu as fait la Une de plusieurs magazines, entre autres « Balmontais’Mag », et que depuis, la plupart des Balmontais ont réclamé ta photo dédicacée.

Ric : C’est vrai, même ceux qui habitent aux USA depuis plusieurs générations. J’ai même reçu un cadeau de la part des Balmontais de Roubaix. Je n’y suis jamais allé, mais toi, tu connais bien cette ville puisque tu as écrit un livre sur Roubaix.

Patrick Huet : Oui. Une plaquette de poésie qui s’intitule « Le printemps de Roubaix ». Tiens ! puisque nous abordons le domaine des livres, aimes-tu en feuilleter parfois ?

Ric : En feuilleter, oui. En lire, c’est une autre affaire. Quand je vois un gros roman devant moi et qu’en classe, on nous demande de le lire en entier… oulà là… on ne peut pas dire que je saute de joie. Je préfère les histoires courtes, et surtout quand elles sont drôles. Alors là, oui, je suis partant. D’ailleurs, j’ai bien aimé tes histoires de Mac-Coy. Tu sais, ce cow-boy à qui il arrive des tas d’aventures délirantes. Il y a des moments, je ne pouvais plus me retenir de rire. Ça, oui, ça m’a bien plu.

Patrick Huet : Merci. Dis-moi, Ric, tu es encore très jeune, mais je suppose que cela ne t’empêche pas d’avoir des projets pour le futur.

Ric : Oui, beaucoup. Comme j’ai eu la chance d’être connu de Lyon jusqu’en Amérique par toute la communauté, et que je reçois des messages tous les jours qui me réclament des informations sur ceci ou cela, je suis en train de préparer une chaîne de podcast. Pas seulement pour raconter mes aventures, mais aussi pour aborder des sujets actuels. J’ai déjà 850 personnes qui se sont pré-abonnés. J’ai aussi commencé à enregistrer des vidéos en vue de créer ma propre chaîne dans quelque temps.

Patrick Huet : C’est excellent, tout cela. Dès que ce sera prêt, fais-le-moi savoir et je communiquerais le lien de ton podcast et de ta chaîne vidéo. Ric, j’ai été très heureux de te rencontrer, et je te souhaite bonne chance dans tous tes projets.

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