Extrait de Mac Coy cow-boy excentrique

Mac Coy – tout l’humour du Far-west.

Extrait de l’ouvrage : « Mac Coy ou les aventures délirantes d’un cow-boy excentrique » .

Auteur : Patrick Huet.

Genre : série d’histoires courtes et humoristiques.

Vous trouverez ci-dessous :

1 – Une présentation de cet ouvrage.

2 – Un extrait à lire.

1 – Présentation de l’ouvrage.

Les aventures de Mac Coy regroupent une série d’histoires adaptées à l’univers farouche du grand ouest américain. Et au temps pionniers des cow-boys où les lois étaient encore fluctuantes, et furent énoncées parfois à la faveur (ou à la défaveur) d’un événement local fort irritant pour les habitants.

Mac  Coy – ce fier cow-boy à qui arrive nombre de mésaventures – sert en quelque sorte de fil conducteur à l’auteur (Patrick Huet) pour mettre scène l’origine de certaines des lois les plus cocasses des États-Unis.

Le Saviez-vous ?

Saviez-vous, par exemple, qu’il est interdit de pêcher des poissons au lasso dans l’État du Tennessee ? Ou encore de pêcher en montant sur le dos d’une girafe dans l’Idaho ?

À travers ce cow-boy pour le moins étonnant, Patrick Huet vous fait découvrir l’origine des lois. Si le personnage de Mac Coy est imaginaire et les histoires fictives, les lois concernées sont, elles, parfaitement véridiques.

Où se procurer cette première série d’histoires ?

Version papier : la version papier (imprimée) – qui comprend une vingtaine de pages – est épuisée. Nous vous informerons dès qu’elle sera de nouveau disponible, d’ici quelque temps

Version numérique : la version numérique – l’ebook – est perpétuellement disponible. Vous pouvez la télécharger sur les différentes plateformes numériques existantes, ainsi que sur les librairies en ligne.

Coût : entre 0,86 € et 1 € pour la version numérique. La différence venant des plateformes et des éventuelles réductions qu’elles proposent.

Voici un lien vous permettant d’en savoir davantage. Cliquez sur « histoires drôles » ou bien sur cette page de notre boutique, cliquez sur : « humour » .

2 – Un extrait à lire.

L’extrait suivant est publié avec l’accord de l’auteur. Il est soumis à son copyright. De courtes citations sont permises, mais si vous souhaitez le reproduire en totalité, veuillez prendre contact avec l’auteur pour en obtenir l’autorisation écrite.

Début de l’extrait.

Mac Coy, fier Texan et cow-boy de profession, aimait l’aventure et les voyages. De longue date, il parcourait les États-Unis d’Amérique dans tous les sens possibles et imaginables. Le désert torride et sec du Colorado n’avait en rien tari sa soif de nouveaux paysages. Pas plus que les étendues bourbeuses de Floride n’avaient ralenti sa progression.

Sous toutes les latitudes, il promenait sa carcasse osseuse et il se prit de querelles avec plus d’un honnête citoyen. Son caractère emporté lui valut, plus souvent qu’à un autre, les honneurs des tribunaux de bien des États. Nombre de jugements rendus en ces occasions passèrent à la postérité sous forme de lois, toujours valables de nos jours, car toujours incluses dans le droit américain.

L’apprenti pêcheur.

Un jour que le fameux voyageur s’en retournait chez lui, dans son Texas natal, il dut traverser l’État du Tennessee. Il s’en allait, comme d’ordinaire, à cheval, un chapeau à large bord sur la tête.

Depuis plus de deux heures, il chevauchait ainsi, à une allure modérée, les paupières mi-closes, laissant son cheval régler sa marche. Le regard vaguement fixé sur la prairie herbeuse que sa monture fauchait d’un trait net, il songeait avec nostalgie aux saloons. Il n’en avait pas connu depuis près de dix jours. Ces grands espaces restaient désespérément vides. Il dormait donc à la belle étoile, roulé à même sa couverture. Ce n’étaient pas tant les blanches literies qu’il déplorait, ni ces breuvages mal raffinés qu’on y achetait, mais bel et bien la société.

Ah, la société ! Comme il regrettait les bagarres qu’on disputait là-bas dans une franche camaraderie ! Ces yeux au beurre noir et si joliment gonflés, ces chaises cassées sur le dos des amis, ces bouteilles brisées sur le crâne des concurrents d’un soir…

Il en était presque à rire à l’évocation de ces bons souvenirs quand son cheval s’arrêta net et baissa vivement la tête. Déséquilibré, Mac Coy suivit le mouvement et culbuta par-dessus l’encolure. Il atterrit dans un mètre d’eau et en ressortit de méchante humeur, crachant et toussant, rabrouant sa monture.

Des « chut ! » étouffés refroidirent son ardeur.

Ils provenaient d’un groupe de pêcheurs assis le long de la rive, la canne à pêche entre les mains. C’était la première fois que Mac Coy voyait des pêcheurs en activité ; car à cette époque, il était encore bien jeune et connaissait peu de choses en dehors des troupeaux de vaches et des prairies semi-désertiques où l’eau était aussi rare que les cailloux étaient nombreux.

Ces pêcheurs donc, des gens fort sympathiques, le renseignèrent volontiers. Ils essayaient, disaient-ils, d’attraper des poissons avec une ligne armée d’un petit crochet de fer. Tout d’abord, Mac Coy refusa de croire qu’il existât des animaux comestibles dans ce lac, le lac Cherokee pour ne pas le nommer. Il fut bien obligé de revenir sur sa position quand il observa de ses propres yeux la capture d’un de ces poissons argentés.

Il en était si vivement impressionné qu’il voulut à son tour en prendre un. « Mais pas avec une ficelle, déclama-t-il, il faut attendre trop longtemps. Cela, c’est juste bon pour les femmes ou les infirmes ! » Une vigoureuse affirmation qui fit monter le rouge au visage des pêcheurs alentour.

Pendant ce temps, Mac Coy s’était muni de son lasso. Il le projeta sur une forme vive entraperçue dans les ondes. Il n’en ramena que de la corde mouillée et… du ressentiment, chez les pêcheurs. Après deux nouveaux essais, infructueux, la compagnie lui intima l’ordre de cesser. Son lasso, envoyé avec force sur les eaux du lac, provoquait des éclaboussures et des nuisances sonores. Les unes autant que les autres ayant pour unique vertu le déclenchement d’une panique folle chez la gent poissonnière et leur fuite éperdue.

Têtu, Mac Coy refusa d’obtempérer et continua ses jets de lasso. S’ensuivit une belle bagarre qui le mena précipitamment dans les prisons d’un proche village puis son passage devant le juge responsable de la contrée, à Knoxville.

Au cours du procès, Mac Coy n’en voulut pas démordre. La loi autorisait les citoyens à pratiquer la pêche et nulle part n’était mentionné l’usage d’un instrument spécifique ou l’interdiction d’un autre.

« Soit, répondit le juge, puisqu’il en est ainsi nous porterons un additif à cette loi. »

C’est depuis ce jour qu’il est interdit, à Knoxville dans le Tennessee, de prendre un poisson au lasso.

Fin de ce premier extrait.

(Suite des aventures de Mac Coy sur cette page de notre site : « Mac Coy » )