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Extrait du conte Le secret du président.

Une histoire rocambolesque et humoristique pour tout public. Auteur : Patrick Huet.

En voici la mise en bouche (ou le « teasing » pour les anglophones).

Le Président de Kermayan avait tout pour être heureux, tout…. pourtant il ne l’était pas, car un lourd secret pesait sur son coeur. Mais un jour…

Le début de ce conte est publié ci-dessous.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, voici un lien vers une autre page de ce site qui en détaille la présentation : « Président » .

Le Secret du président, couverture du livre

Début de l’histoire.

(Texte publié ici avec l’autorisation de l’auteur.)

Dans le beau pays de Kermayan vivait le plus célèbre des hommes. Le plus célèbre, car il en était le président et tous, dans le pays, le connaissaient.

Il aurait pu être le plus heureux des hommes, parce que tous les habitants lui obéissaient, mais il ne l’était pas ! Un grand secret pesait sur son coeur ; et souvent, il soupirait quand personne ne le regardait..

Comme tous les présidents, c’était quelqu’un de très occupé.

Le matin, il se levait de bonne heure et prenait son petit déjeuner en compagnie de ses deux conseillers : Marta et Martin.

— Comment va donc ce bon pays de Kermayan ? Leur demandait le président en s’asseyant à la table.

« Oh, les affaires ne vont pas bien fort ! » répondait toujours Marta. « Pas fort du tout ! » ajoutait ensuite Martin.

— Très bien, très bien ! répliquait le président. Cela ne va donc pas si mal que ça !

Et il commençait à manger en écoutant les problèmes de Marta et de Martin.

Des problèmes, des problèmes…

Après le petit déjeuner, il allait dans son bureau et recevait son ministre du travail.

— Comment va donc le travail dans ce bon pays de Kermayan ? demandait à nouveau le président.

— Cela va mal ! répondait toujours le ministre.

Et pendant une heure, il ouvrait des quantités de dossiers, sortait des kilos de papiers pour expliquer combien le travail allait mal. Une heure très longue pendant laquelle le président ne cessait de soupirer en son coeur. Et lorsqu’il voyait par la fenêtre les branches du peuplier remuer dans le vent, il soupirait encore plus fort.

Vers 10 heures du matin, c’était au tour du ministre de la Justice et du chef de la police de se présenter.

— Comment vont donc les affaires dans ce bon pays de Kermayan ? Répétait le président.

« Cela va très mal ! » répondait le ministre de la Justice. « Oh oui, très mal ! » ajoutait le chef de la police.

Et pendant deux heures, ils parlaient, ils parlaient, ils parlaient. Ils ouvraient des piles de dossiers, sortaient des kilos et des kilos de papier qui expliquaient pourquoi tout allait mal. Sans oublier les centaines de feuilles à signer.

Deux heures très longues… et là-bas, dans la cour, le peuplier continuait à s’agiter librement dans le vent léger.

Alors, le président soupirait très fort dans son coeur. Comme le peuplier avait de la chance !

Encore des problèmes.

A midi, il déjeunait avec ses deux conseillers, Marta et Martin, qui ne manquaient pas de lui parler longuement de tous les problèmes qui étaient survenus depuis le matin. Vers 13 heures, le président sortait de table et s’en rendait à la salle de réception. Son ministre de la communication l’attendait déjà.

— Comment va donc la communication dans ce bon pays de Kermayan ? questionnait le président en entrant dans la salle.

« Cela va archimal ! » répondait le ministre.

Et pendant trois heures, il démontrait combien la communication allait mal. Mais comme c’était un bon ministre, il apprenait au président comment s’entraîner à bien communiquer. Et pendant trois heures, le président apprenait à marcher d’une certaine façon, à serrer des mains – très important cela, le serrement de mains ! il ne fallait pas que ce ne soit trop fort ni trop faible. Il s’entraînait également à sourire pour qu’on le trouve charmant. On lui présentait aussi une poupée pour qu’il apprenne à faire des bisous aux petits enfants…

Enfin, toutes ces petites choses qu’un président doit savoir faire pour être un bon président.

Et pendant qu’il s’exerçait ainsi à faire semblant de sourire, le président pensait toujours au peuplier et à ses longues branches qui se balançaient dans le vent

Quel malheur d’être président !

« Ah ! soupirait-il en son coeur, quel malheur de ne pouvoir faire ce que l’on veut quand on est président !« 

Après un quart d’heure de repos, il retournait à son bureau. Il n’avait que le temps de s’asseoir, car le premier ministre arrivait déjà.

— Comment va donc ce bon pays de Kermayan ? Reprenait le président.

— Cela va terriblement mal, lui répondait toujours le premier ministre. Cela va affreusement mal, catastrophiquement mal !

(…)

(Fin de l’extrait).

Pour continuer la lecture.

Pour ceux qui voudraient continuer la lecture, celui-ci est disponible à la fois en papier et en numérique.

Pour la version papier, vous pouvez la commander par l’intermédiaire de la boutique associée à ce site (vous la rubrique « boutique ») ou encore, vous pouvez contacter l’auteur (Patrick Huet 73 rue Duquesne 69006 Lyon. Tél. 04 78 03 22 36 / 06 99 71 69 69)

Pour la version numérique, vous la trouverez sur toutes les plateformes numériques. En voici une. Vous y parviendrez en cliquant sur : « Lien » .

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