Extrait des Aventures d’Archibald le grillon

Extraits du conte pour enfants « Les aventures d’Archibald le grillon »

Sous-titre : Le grillon voyageur. Genre : Conte animalier.

Auteur :  Patrick Huet.

Brève présentation.

Les aventures d'Archibald le grillon- un livre de Patrick HuetUn beau matin du mois d’avril, un jeune grillon du nom d’Archibald vient de prendre une grande décision : il veut devenir un grillon voyageur et parcourir le vaste monde. En compagnie de Gaétane la fourmi, il vivra des moments extraordinaires. Partez donc pour un grand voyage et découvrez les aventures d’Archibald le grillon.

N. B. Ce livre comporte neuf épisodes et se termine sur une fin heureuse. L’extrait que nous vous proposons fait partie du deuxième épisode intitulé « Une étrange disparition » .

(Pour ceux qui souhaiteraient des informations complémentaires, voir au bas de cette page.)

Début de la lecture.

(Passage reproduit avec l’autorisation de l’auteur.)

(…) Depuis une heure déjà, Gaëtane et Archibald naviguaient sur le grand ruisseau qui les emportait loin de leur pays. Ils étaient assis tranquillement sur la feuille qui leur servait de radeau.

Enfin, pas si tranquillement que ça. En tous les cas, pas Gaëtane.

« Archibald, oh, Archibald !

Qu’y a-t-il Gaëtane ? Cela fait dix minutes que tu es en train de gémir sans raison. »

La petite fourmi, allongée à plat ventre, s’accrochait de tous ses doigts aux nervures de la feuille. La réponse d’Archibald la mit en colère. Elle dressa la tête et répliqua :

« Comment cela, sans raison ? Et cette rivière qui coule juste sous nos pieds, ce n’est pas une bonne raison, ça ?

Je ne comprends pas, Gaëtane. Dis-moi donc ce qui ne va pas. »

La fourmi haussa les épaules.

« Ce qui me tracasse, mon pauvre Archibald, c’est que je ne sais pas nager. Cette feuille ne me paraît pas solide. Si jamais elle se renverse, je me noierais.

— Rassure-toi. Elle est très large. Rien au monde ne peut la faire chavirer.

— Tu le crois vraiment ?

Bien sûr. Et je m’en vais te le prouver à l’instant. »

Le grillon se campa debout sur la feuille. Il déposa son balluchon sur le côté et improvisa une petite danse en chantonnant : « Yop lala, yop lala, yop lalalalère, yop oooh !! »

Quelque chose de gros et de rapide traversa les airs avec un bruit de tempête. Il passa à une vitesse fantastique juste à la hauteur d’Archibald. « Hé ! » sursauta-t-il, mais trop tard. Déjà, il s’écroulait à plat ventre sur la feuille, tout près du bord. Un peu plus et il tombait à l’eau.

« Attention ! Alerta Gaëtane. Elle revient.

— Mon bâton ? Où est mon bâton ? Je ne le vois plus.

Ici, Archibald. Près de moi. »

Gaëtane saisit le bâton et voulut frapper cet engin terrible qui fonçait vers eux. La peur rendait ses gestes maladroits et ses pieds n’arrivaient pas à se maintenir solidement. La feuille bougeait trop. La chose passa à une vitesse de fusée devant Gaëtane. Elle n’eut même pas le temps de se lever complètement.

Abasourdie, la fourmi vit l’étrange bolide se poser sur la queue de la feuille, ce qu’on appelle le pétiole. « Une libellule ! » s’exclamèrent d’une seule voix Archibald et Gaëtane

« Oui, une libellule. Dit la nouvelle venue en se recoiffant. Une des plus rapides qui n’aient jamais existé, d’ailleurs.

— Idiote ! Ne put s’empêcher de lancer Archibald.

— Non, non, pas idiote. Naèva ! C’est ainsi que je m’appelle, Naèva.

— Naèva, tu es une idiote. Tu as failli nous expédier à l’eau. Et comme ni Gaëtane ni moi ne savons nager, nous nous serions noyés.

— Cela m’étonnerait, car je vous ai frôlé de sorte que vous ne tombiez que sur la feuille. Il faut dire que vous m’aviez provoqué. Quand j’ai vu tous ces pas de danse, je n’ai pas résisté à l’idée de vous jouer cette bonne farce. Ahahah, j’en ris encore, ahahah ! Elle était drôle, n’est-ce pas ?

Cela dépend pour qui, grogna Gaëtane. »

La libellule, toujours assise sur le bout de la feuille, les regardait d’un air amusé. Elle frottait ses longues ailes transparentes et dorées qui brillaient sous le soleil.

« À propos, que fait un jeune grillon avec une jeune fourmi sur cette feuille morte ? Êtes-vous perdus ?

— Absolument pas. Naèva, je te présente Gaëtane, elle m’accompagne dans mes découvertes. Moi, je me nomme Archibald. Ensemble, nous voyageons pour découvrir le vaste monde et vivre de belles aventures.

Oumpf !… Quelle idée farfelue, alors qu’on est si bien chez soi ! Enfin, c’est votre affaire. Et puisque vous êtes friands d’aventures, vous allez être servis. Voyez donc qui arrivent ! »

Une multitude de petits ronds blancs courait sur les flots en direction de la feuille. Leurs pieds ressemblaient à des plumeaux et se posaient sur l’eau sans jamais s’enfoncer. De cette façon, ils marchaient sur le ruisseau comme d’autres le font sur la terre.

« Hé ? Qu’est-ce que c’est, ça ? interrogea Gaëtane.

Des chenapans ! Des garnements, pas méchants du tout, mais très joueurs. Trop pour moi. Je pense que vous allez bien vous amuser avec eux. »

La libellule déploya ses longues ailes et s’envola en riant. Archibald et Gaëtane n’eurent pas le temps de lui demander des explications. Elle était déjà loin et disparaissait à l’horizon.

Une foule de petites têtes entourèrent soudain la feuille et parlèrent en même temps :

« Salut ! Salut ! Salut ! Salut !…»

« Qui êtes-vous ? demanda Archibald.

Qui sommes-nous ? Hé les filles ? Il veut savoir qui nous sommes. »

Un grand rire secoua les petites têtes. « Ouh qu’il est bête ! » ahahah, « ouh qu’il est bêta ! »

Tout à coup, les têtes disparurent sous les carapaces blanches et les petites bêtes qui marchaient sur l’eau s’éloignèrent. Oh, pas bien loin. Elles entourèrent la feuille et brusquement, elles se dressèrent sur leurs pattes de derrière. Elles se tenaient par la main et entamèrent une ronde en chantant.

« Nous sommes les puces d’eau, nous sommes les chenapans, vous êtes les deux nigauds ! Youhou ! »

Aussitôt, elles envoyèrent des paquets d’eau sur Gaëtane et sur Archibald. Elles plongeaient la main dans le ruisseau et jetaient son contenu sur les deux voyageurs. Elles ne prenaient pas beaucoup d’eau à la fois, mais comme elles étaient nombreuses, le grillon et la fourmi avaient l’impression qu’un déluge tombait sur eux. Ils étaient complètement mouillés.

« Arrêtez immédiatement ! ordonna Archibald. Arrêtez où je vais me fâcher ! »

Les puces se moquèrent de lui. Elles continuaient à leur jeter de l’eau tout en chantant.

« Nous sommes les puces d’eau, nous sommes les chenapans, vous êtes les deux nigauds ! »

Une puce sortit subitement de la ronde : « Les copines ? J’ai trouvé une drôle de babiole. Oh ! ça m’a l’air intéressant »

« Donne-la-moi ! exigea une deuxième puce.

Non, j’étais la première. »

Une troisième intervint : « Je suis la plus vieille ! c’est à moi que tu dois la remettre. » Une quatrième hurla : « Ah non ! C’est à la plus jeune ! »

« Jalouses ! Je l’ai trouvée la première et je la garde. Et si vous voulez cette babiole, essayez de m’attraper ! »

Et la puce d’eau sautilla sur le ruisseau. Toutes ses copines la suivirent en piaillant et en riant comme des folles. Elles abandonnèrent la feuille sans plus accorder d’attention au grillon et à la fourmi.

En voyant l’objet que la puce serrait contre elle, Archibald se dressa d’un bond.

« Hé, c’est mon balluchon ! Elle m’a pris mon balluchon, Gaëtane. Hé ? Ho ? Revenez ! Revenez ici, tout de suite ! Ce n’est pas un jouet…. »

© Patrick HUET

Fin de l’extrait.

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